La Saison Vidéo, association de diffusion de films et vidéos d’artistes dans le Nord Pas de Calais, propose deux programmes de vidéos expérimentales d’artistes turcs, à découvrir sur son site web, ainsi qu’une soirée dédiée, au musée des Beaux-Arts de Valenciennes.
Iklimler - Vidéos d’artistes à voir sur saisonvideo.com
1er juin au 31 juillet 2009
Gerilimer - Vidéos d’artistes à voir sur saisonvideo.com
1er février au 31 mars 2010
Le deuxième volet de films turcs en ligne, qui s’inscrit dans la Saison de la Turquie en France, après IKLIMLER en juillet 2009, convie cette fois de jeunes artistes interrogeant les tensions sociales et politiques.
Traversées-Boydan-Boya
Hey world, hear my voice, I’m alive
Selda Asal, 2008, 9 mn
Musique : Serdar Ateser
« Hey, Hear my voice ! » est le cinquième projet depuis 2004 incluant des vidéos, des installations sonores et des vidéos musicales, réalisées avec des adolescents de Turquie, d’Allemagne, de Suède et du Danemark. Ce projet a été réalisé avec des adolescents âgés de 16 à 18 ans originaires de Diyarbakir (une ville à majorité kurde), qui ont participé à un workshop du 5 au 17 novembre 2008. La musique a été composée par le musicien invité Serdar Ateşer et le travail final a été filmé par Selda Asal. Le sujet de cette vidéo, qui dure neuf minutes, relate les difficultés et rêves de ces adolescents selon un mode conceptuel. Ce projet a été soutenu par Anadolu Kültür de Turquie et le centre d’art de Diyarbakir.
Dancer
Ali Kazma, 2009, 10 mn
Production Espace Croisé
Le dernier film d’Ali Kazma, Dancer, 2009, nous livre le double jeu de la préparation et de la représentation en s’attachant au plus près à la danseuse islandaise Erna Omarsdottir et aussi à sa compagnie. Trois chorégraphies Transaquania (Out of the blue) performée en avril 2009 sur le site magique du Blue Lagoon en Islande, Teach us to outgrow our madness ainsi que performés l’été 2009 au festival drodesera à Dro en Italie crèvent l’image. Dès les premières images la danseuse est sous l’emprise d’une transe hystérique, d’un débordement qui sur scène dégénère en éructations sanguinolentes. Les corps des danseurs se nouent et se dénouent dans un embrasement renouvelé. Ali Kazma évite l’écueil de la vidéo danse ou de la performance filmée dans l’affolement d’un tressage perpétuel d’images. Dans la quête forcenée de la répétition, les déformations des corps des danseurs, les cors, les ampoules, les bleus, les cicatrices sont scrutés. Leur fragilité et endurance sont mises à l’épreuve. Ce n’est pas un corps plein de grâce qui est révélé. Il n’est ni éclairé, ni maquillé. À l’état brut, il se plie à toutes les transformations. Matière malléable en pure tension, il se prête à toutes les confusions, entrelacements, interpénétrations. Dans les interstices, se glisse le paysage lunaire du Blue Lagoon. Plus que jamais il gagne son appartenance à la « péninsule des fumées ». L’ambiance est volatile, instable. Les scènes des représentations sont en définitive les moins privilégiées. Le processus obsède l’artiste.
Unknown Sports, Indoor Exercises
Nilbar Güres, 2009, 12 mn 50
Mon travail présente les besoins essentiels des structures autoritaires en reliant méthodiquement introspection et paradigmes post-féministes dans des productions théâtrales. Mes idées sur les systèmes hégémoniques se concentrent sur les structures sociales dominées par le paternalisme et une peur croissante et rampante de la perception occidentale des communautés islamiques d’un point de vue culturel et religieux, et des changements en leur sein.
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