Né en 1935. Après des études de droit à Istanbul il exerce la profession d’avocat jusqu’au coup d’état militaire de 1980 qui le contraint à s’exiler en Suède. De retour en Turquie depuis 1989, il choisit de vivre « à cheval sur les deux pays ». Dès les années cinquante, il se fait un nom dans la nouvelle « existentialiste », axée sur le thème de la ville par opposition au courant social-réaliste des « romanciers villageois », dont la production domine la période 1940-1960. Par la suite il publie également des romans, des récits, des journaux et de très pénétrants essais de critique littéraire et de réflexion politique.

- Demir Özlü
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Dans son œuvre, l’Europe, qu’il a parcourue d’un bout à l’autre, s’identifie à la civilisation urbaine, à l’espace citadin, dont il veut pénétrer le secret afin de le décrire dans toute sa complexité. Quatre capitales, Paris, Berlin, Amsterdam et Stockholm constituent la géographie affective de l’auteur tout en lui procurant l’occasion d’évoquer, au travers de quelques souvenirs, la ville d’Istanbul où il a vécu une enfance sécurisante dans le milieu familial, mais aussi les années sordides et périlleuses d’une période de répression encore présente dans sa mémoire.
Écrivain solitaire et déraciné, hanté par les violences politiques de son passé, Demir Özlü a parfois une vision morbide des capitales européennes qui connurent, elles aussi, au cours de leur longue histoire, la violence et la répression.
Dans ses livres, Özlü nous introduit de plain-pied dans la réalité des villes européennes avec leurs habitants, leurs rues, leurs gares et aéroports, bref avec tout le dynamisme qui fait d’une cité cosmopolite une métropole. Paraît en octobre 2009, aux éditions Petra, Un rêve de Beyoglu.
Source Librairie Compagnie


