
Né à Istanbul dans une famille de musiciens, Buhran Öçal a commencé sa carrière de concertiste dès l’âge de 6 ans. Percussionniste accompli, il maîtrise aussi bien la darbuka, le davoul, le bendir que le kos ou la batterie, tout en pratiquant des instruments à cordes tels le baglama, le tanbur et l’oud. Et ses solides dons de chanteur lui permettent de dérouler avec grâce les mélopées ottomanes.
Avant de s’installer à Zürich dans les années 1970, Buhran Öçal a passé ses vingt premières années en Turquie et s’est familiarisé avec toutes les nuances de la musique traditionnelle – celle des sérails ottomans, le folk ou la musique néoclassique.
Considéré comme un des instrumentistes les plus importants de sa génération, il a depuis son installation en Europe multiplié les collaborations musicales avec des jazzmen de renom (Joe Zawinul, Trilok Gurtu…), croisé des musiciens issus de cultures très différentes tels que Nana Vasconcelos (percussionniste Brésilien) ou Pete Namlook (fondateur du célèbre label d’ambiant techno Fax). Ce qui n’empêche pas le polyinstrumentiste turc de renouer régulièrement avec ses racines en dirigeant de grands orchestres orientaux qui font revivre le répertoire gitan de Turquie.


