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BIOGRAPHIE
Hasan Ali ToptasNé en 1958, Hasan Ali Toptas est romancier et nouvelliste. Depuis le début des années 1990, renouant avec un paysage familier, l’univers des bourgades de province et leur intériorité complexe, il élabore une œuvre au ton incantatoire où domine une (...)
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Toros Can« Toros Can est un splendide artiste. Généreux et clair. Et conquérant, et masculin. Il montre un esprit délié, rapide, profond »J.Drillon – Le Nouvel Observateur Après la Turquie, l’Angleterre, les États-Unis, la personnalité de Toros Can s’est révélée (...)
LIRE LA SUITERamize Erer, pont vers Istanbul 2010
Et pour clore Turquie Express en beauté, ci-dessous un portrait vidéo de la caricaturiste Ramize Erer. Nous vous avions déjà parlé d’elle, en tout début de Saison, lorsque nous avions dressé son portrait par les mots (et en quelques dessins bien sûr, toujours drôles et sans tabou - voir ci-dessous). Le talentueux Mike Chevreuil a lui tenté l’exercice en vidéo, dans le cadre de la série de portraits d’artiste turcs qu’il réalise toute cette année 2010 pour le blog du Monde consacré à Istanbul 2010, capitale européenne de la culture...

Voilà, nous passons donc d’un événement à l’autre et c’est non sans une certaine émotion que nous transmettons le flambeau à d’autres sites pour continuer à vous faire découvrir la culture de ce pays incroyable, riche d’un patrimoine pentamillénaire et plus que jamais ancré dans la création contemporaine, traversé également de périodes d’or et d’heures sombres comme l’est tout pays, comme l’est toute la vie, ce pays magnifique et toujours à redécouvrir qu’est donc la Turquie.
Ramize Erer - Istanbul 2010
envoyé par Mike_Chevreuil. - Regardez plus de courts métrages.
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Le blog du Monde consacré à Istanbul 2010, capitale européenne de la culture
Sur le même sujet :
- # Tarkan, héros oublié de la BD turque | publié le 8 mars
- # Angoulême (3) : La BD franco-belge à la découverte de la Turquie | publié le 30 janvier
5 portraits d’artistes turcs
Déjà presque un petit mois depuis la fin officielle de la Saison de la Turquie en France, et le fil de news "Turquie Express" est sur le point de s’éteindre. Mais pas avant de vous avoir fait redécouvrir les meilleurs éléments de ce site. Ci-dessous, donc, 5 "diapocasts", 5 vidéos originales produites durant la Saison pour renouer, à l’occasion d’événements dont ils furent les "héros", avec 5 artistes turcs contemporains.
1. Chimène Seymen (opéra baroque)
Portrait Chimène Seymen from Can Özdemir on Vimeo.
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2. Ara Güler (photographie)
Ara Güler exposé from Can Özdemir on Vimeo.
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3. Reha Erdem (cinéma)
Reha Erdem, portrait d’un cinéaste turc libre from Can Özdemir on Vimeo.
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4. TalDans : Mustafa Kaplan et Filiz Sizanli (danse contemporaine)
Dokuman, quand la danse donne de la voix ! from Can Özdemir on Vimeo.
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5. Alev Ebuzziya (céramique)
Alev Ebuzziya, céramiste en grès majeur from Can Özdemir on Vimeo.
Sur le même sujet :
- # Gerilimler : vidéos turques contemporaines à visionner en ligne | publié le 15 mars
- # Dokuman : quand la danse donne de la voix ! | publié le 25 janvier
Rosie Pinhas-Delpuech sur RFI le 27 avril
Rosie Pinhas-Delpuech, née à Istanbul, est l’un des rares écrivains d’origine turque et de langue française, sa « langue père ». Car elle n’a pas de « langue mère », écrit-elle dans Suite byzantine... Mardi 27 avril à 10h (rediffusion 14h), elle est l’invitée de Marina Mielczarek dans l’émission "En sol majeur "sur RFI.
Le turc ? C’est pour elle la langue « du dehors », dont l’apprentissage gourmand marque l’ouverture au monde de « l’enfant » qu’elle était dans les rues d’Istanbul, d’où elle partira étudier en France, renonçant alors à écrire en turc, s’appropriant bientôt l’hébreu, qu’elle fait profession de traduire (elle dirige la collection « Lettres hébraïques » chez Actes Sud), ainsi que le turc du grand nouvelliste Sait Faik qu’elle aperçut, toute petite, sur l’île de Burgaz et qu’elle vénère...
Programme complet de l’émission en cliquant sur le portrait de Rosie Pinhas-Delpuech ci-dessous.
Sur le même sujet :
- # Murmures à Beyoglu, un roman de David Boratav | publié le 21 avril
- # "La mer est bleue autour" : un printemps des poètes turcs | publié le 10 mars
Aygül Özkan, première femme ministre d’origine turque en Allemagne
Dans la grande famille politique allemande, la génération des enfants d’immigrés turcs fait progressivement son entrée à des postes de responsabilités. On vous avait déjà parlé de Cem Özdemir, élu plus jeune député outre-Rhin en 1994 avant de devenir co-président des Verts allemands à l’automne 2009. Aujourd’hui, c’est au tour de Aygül Özkan d’intégrer le "Hall of fame" de Turquie Express. Le Figaro vient en effet de consacrer un portrait de cette avocate de 38 ans, première femme d’origine turque à occuper un poste de ministre dans un Land allemand.

Christian Wulff, ministre-président du Land de Basse-Saxe et membre de la CDU (parti chrétien démocrate de la chancelière fédérale Angela Merkel), vient en effet de nommer Aygül Özkan ministre des Affaires sociales à Hanovre, à l’occasion d’un remaniement au sein de son gouvernement régional. La nouvelle ministre, avocate d’affaires et fille de parents "travailleurs invités" qui avaient émigré de Turquie il y a quatre décennies, s’était engagée en politique 6 ans plus tôt au sein de la CDU, parti conservateur en général moins apprécié des immigrés turcs mais qui correspond davantage aux idées d’Aygül Özkan : "J’ai choisi la CDU parce que ce parti est celui qui porte les valeurs auxquelles je m’identifie le plus : la famille, la solidarité et l’amour de son prochain", affirme-t-elle. "Et puis la CDU est un parti ouvert : pas besoin d’être le Christ pour y entrer."
Parmi les priorités que se fixe la ministre figure la réussite scolaire des immigrés originaires de Turquie ou d’autres pays. Pour cela, une action est selon elle nécessaire dès le plus jeune âge. "Il est essentiel que les enfants issus de l’immigration fréquentent les crèches le plus tôt possible, pour apprendre la langue et la culture locale. Je vais me battre pour cela", estime la ministre. La suite de ce portrait passionnant est à lire dans Le Figaro.
Sur le même sujet :
- # Recep Tayyip Erdogan : interview sur LeFigaro.fr | publié le 7 avril
- # La Turquie, "lumière" diplomatique du Moyen-Orient | publié le 29 mars
Murmures à Beyoglu, un roman de David Boratav
La semaine dernière, nous étions dans les livres. Nous y restons ces jours-ci, nous prélassant dans les très belles pages d’un premier roman, Murmures à Beyoglu, signé David Boratav.
Murmures à Beyoglu commence par une insomnie. Une insomnie en forme d’aventure. A nous entraîner dans un dédale d’histoires glissant les unes dans les autres entre Londres, Paris et Istanbul. Et notamment un quartier de cette dernière ville, Beyoģlu. Un enchaînement de circonstances, aussi brumeux que celui des rêves ramène le narrateur dans son pays de naissance, sur les rives du Bosphore « où le courant coule dans les deux sens ». Se révèle à lui tout un monde, bruissant de rumeurs, d’odeurs, souvenirs d’enfance, légendes orientales, scènes de rue, personnages hauts en couleur dont les moindres ne sont pas ceux de sa famille. La terre elle-même se mêle de le déstabiliser avec ses tremblements, les gens ne fonctionnent pas comme il s’imagine, il veut acheter un gramophone à un vendeur de rue : « A combien évaluez-vous la vie d’un homme ? demande le vendeur. Elle n’a pas de prix, répond-il. Eh bien cet objet en vaut la moitié, dit le marchand. De quoi ? demande le narrateur. Du prix que tu viens de donner. »
Revenant sur ses intentions, David Boratav confie :
« J’ai voulu déconstruire, en somme, le caractère nostalgique de l’exil : la première partie du livre était une entreprise périlleuse car j’y abordais des sentiments profonds et complexes, qu’il s’agisse de la douleur physique et morale du narrateur qui perd le sommeil, ou la nostalgie, palpable chez plusieurs personnes de son entourage. Or il est très difficile de parler de nostalgie sans verser dans le sentimentalisme – un défaut selon moi impardonnable dans le roman et en art en général. Il est possible, cependant, d’exprimer ces sensations, ces humeurs ou ces souffrances sans verser dans la caricature ou le pathos. Il y a plusieurs manières de l’éviter ; l’une d’elles, à mon sens, est de raconter une histoire qui ne soit pas seulement un prétexte. C’est pourquoi j’ai voulu donner au personnage du père mort du narrateur une aura Don Quichottesque, aux yeux de son fils en tous cas : celle d’un homme qui, sans en avoir les moyens, aurait voulu reconstruire une ville définitivement perdue par la poésie… »
Né à Paris, d’une mère née à Reims et d’un père né à Ankara, David Boratav est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, de la Faculté de Droit de Strasbourg et de la Faculté de Droit de Leeds au Royaume-Uni. Il a vécu à Paris, Londres, Istanbul et New York. Il a travaillé, entre autres, comme assistant parlementaire à Paris et à Bruxelles, pour le World Service de la BBC à Londres, les Nations Unies à New York, puis comme traducteur indépendant, critique littéraire et correspondant du magazine Chronicart. En septembre 2009, il publie chez Gallimard ce premier roman, Murmures à Beyoģlu.
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- # Ceci est un rêve | publié le 8 mars
- # Cinq fois Hikmet (5/5) | publié le 19 février
Les ombres disparues, un livre d’Hasan Ali Toptas
Un jour un livre… Cette semaine Turquie-express vous propose un peu de lecture à faire voyager. Couronné à sa sortie en Turquie par le prestigieux prix Yunus Nadj, Les ombres disparues mêle le fantastique à la fable jusqu’aux frontières de l’absurde. Prisme par lequel parler des hommes en général et de la Turquie en particulier…

- Les ombres disparues
- Hasan Ali Toptas
Editeur : Plon
Parution : août 2009
ISBN : 2259207022
Un petit village turc. L’échoppe d’un barbier. Un homme entre se faire coiffer, il évoque son roman inachevé, ses yeux se perdent dans le lointain. Sa voix renaît ailleurs, loin, dans l’échoppe d’un autre barbier, Cingil Nuri. Mais Nuri a disparu. Dans ce village d’Anatolie sans époque ni saison, les disparitions et les secrets rythment les jours. Et lorsque Nuri réapparaît, sorti de nulle part, c’est Colombe, la plus belle fille du village, qui s’envole à son tour. Les rues bruissent d’angoisse, le maire et son garde lancent des recherches et sèment la terreur. Il leur faut un coupable. C’est un jeune garçon, un pauvre hère, doux rêveur de clair de lune, qui leur sert de bouc émissaire. En vain. Le maire désespère, les hommes déraisonnent, leurs disparus ont emporté jusqu’à leurs ombres…
Né en 1958 à Balkan, dans le sud-ouest de l’Anatolie, Hasan Ali Toptas peint admirablement l’ambiance de ce bourg désolé dont les habitants, qui se connaissent tous, ont la hantise du secret.
Dépourvu d’indulgence pour « ces villageois, qui ne connaissent guère d’autre chemin pour s’éclipser que celui de leur tombe », il laisse percer dans son roman une tonalité satirique.
Toptas distille le fantastique à doses homéopathiques et les éléments surnaturels, à la manière de Yourcenar dans ses Nouvelles Orientales, s’immiscent insensiblement dans le récit. Ainsi, le miroir du barbier, dans le reflet duquel se brouillent les repères de la mémoire, devient pour la clientèle un point de passage entre le monde réel et un monde onirique. Pourquoi ces étranges disparitions ? A trop douter d’eux-mêmes, les villageois deviennent des ombres. Comme on dirait aussi : l’ombre d’un doute.

- Hasan Ali Toptas
Gaye Petek et l’avenir d’Elele
Gaye Petek, vous la connaissez : c’est la fondatrice de l’association Elele ("main dans la main" en turc). Avec notamment la carte blanche qui lui a été réservée à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et le numéro qu’elle a coordonné de la revue "Hommes et migrations" consacré à l’immigration turque, cette association a été l’un des principaux acteurs de la Saison de la Turquie en France.

Mais voilà : du fait notamment d’une redéfinition des politiques d’aide de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), principal opérateur public de soutien aux associations œuvrant dans le champ de l’intégration, Elele se retrouve en difficulté. Une réunion tenue jeudi 9 avril à la mairie du 10e arrondissement en présence de Uğur Arıner, Consul Général de Turquie à Paris, a confirmé que l’association fermerait ses portes bientôt... pour mieux renaître de ses cendres ? C’est tout le bien que l’on souhaite à Gaye Petek et aux milliers de personnes, dont de nombreuses femmes, qui ont eu un jour recours aux services d’Elele.
Alertée par la probable fermeture de l’association, le magazine en ligne Youphil ("décrypter un monde d’engagements") a souhaité dresser une nouvelle fois le portrait de Gaye Petek. Un portrait à lire en suivant ce lien, en forme d’hommage à cette militante féministe et laïque née à Izmir et arrivée en France à l’âge de 5 ans.
Sur le même sujet :
- # "Hommes et migrations" spécial Turquie : toujours en librairie | publié le 22 octobre 2009
- # Histoires de femmes (2) : Nil Yalter, les mémoires de l’exil | publié le 14 octobre 2009
Soirée de clôture de la saison de la Turquie en France
Présenté au théâtre royal du château de Versailles, le spectacle de musique baroque Musenna, a clôt en beauté la Saison de la Turquie en France. Gérard Larcher, président du Sénat a assisté au spectacle de clôture aux côtés de Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc. De nombreuses personnalités était présentes pour saluer la fin de cette saison qui aura vu se dérouler pas moins de 600 manifestations partout en France.
C’est pour faire écho au succès du Printemps français en Turquie, organisé en 2006, que les présidents de la République des deux pays ont décidé que 2009-2010 verrait l’organisation d’une saison culturelle turque en France. La Saison de la Turquie s’achève aujourd’hui après neuf mois d’intenses activités culturelles, éducatives, universitaires et économiques sur l’ensemble du territoire français. Plus de six cents événements ont eu lieu, dont une centaine de colloques et de conférences, et cent vingt collectivités locales ont pris une part active à cette manifestation d’envergure tout au long de laquelle la Turquie a pu mieux faire connaître la richesse de sa culture, l’ancienneté et la force de ses relations avec la France, ainsi que sa diversité et sa modernité créatrices dans de nombreux domaines.
Cette Saison a fait date. Et nous sommes persuadés que la Turquie a su donner une nouvelle image d’elle-même et de nouvelles clefs pour comprendre ce qu’elle est aujourd’hui. La France a retrouvé le désir et l’envie de découvrir ce grand et beau pays qui l’a lui-même accueillie, dès le XVIe siècle, comme première mission diplomatique permanente dans le monde.
Trois millions et demi de téléspectateurs pour l’émission Des Racines et des Ailes consacrée aux grands bâtisseurs d’Istanbul, unmillion trois cent mille visiteurs aux trois expositions sur les caftans de Topkapi, Izmir antique et la culture hittite au Louvre, trois cent mille personnes à la Technoparade, deux cent cinquante mille au Grand Palais pour l’exposition De Byzance à Istanbul, un port pour deux continents, cent quarante-cinq mille pour le panorama de l’art contemporain Istanbul Traversée à Lille, quarante mille à l’exposition Camondo auMusée d’art et d’histoire du judaïsme, vingt mille au Quatorze Juillet nantais dédié à la Turquie républicaine et laïque, sans oublier les quatre cent quarante mille visiteurs du Salon européen de l’éducation, dont la Turquie fut l’invitée d’honneur, ou les admirateurs sans nombre de la tour Eiffel illuminée aux couleurs turques... Cette saison aura rencontré un franc succès public et critique et ciblé tous les publics de 7 à 77 ans !
Au-delà des chiffres, cette riche programmation ne s’est pas contentée d’être une simple vitrine de la Turquie. Elle a mis en place des coproductions et s’est appuyée sur une collaboration nourrie entre les communautés artistiques et les institutions des deux pays. Elle a ainsi permis de nombreux échanges entre lycéens, enseignants, universitaires, chercheurs, sur des projets communs et d’avenir, et a drainé de nombreux échanges dans le domaine économique. La modernité et le dynamisme des jeunes créatrices et créateurs turcs a été pour beaucoup une découverte : cinéastes, écrivains, musiciens, danseurs, plasticiens, designers ou photographes étonnent par leur audace et leur imagination. Déjà nous pouvons constater que les coopérations initiées grâce à la Saison donnent naissance à de nouveaux projets, notamment avec Istanbul 2010, capitale européenne de la Culture, dont la force d’attraction va prolonger l’intérêt suscité par la Saison.
C’est peut-être cette volonté de redynamiser une relation riche de cinq siècles qui a fait l’esprit même de cette Saison, permettant au public français de mieux comprendre l’intensité et la diversité de ce lien, dont le spectacle de ce soir est la vivante illustration. C’est parce que nous sommes persuadés qu’il n’y a pas de choc des civilisations entre la Turquie et l’Europe que nous avons voulu mettre en lumière lamanière dont, loin de s’opposer, ces deux sphères culturelles communiquent aujourd’hui comme elles l’ont toujours fait jadis.
Lancée le 30 juin 2009 par les deux ministres de la culture dans les salons de la rue de Valois, et scandée par l’inauguration, le 9 octobre dernier, de l’exposition du Grand Palais par les présidents Gül et Sarkozy, la Saison s’achève avec cet événement phare : le spectacle Müsennâ, fêtes et divertissements à Istanbul au 17e siècle dans l’opéra royal du château de Versailles en présence du Premier Ministre de la République de Turquie et du Président du Sénat de la République française. Et nous nous réjouissons particulièrement que la réception suivant cette prestigieuse représentation ait lieu dans le salon d’Hercule et le vestibule haut de la Chapelle, hauts-lieux diplomatiques dans lesquels le roi de France recevait déjà les ambassadeurs.
Conçu par la soprano et musicologue Çimen Seymen, Müsennâ est une coopération de long terme entre artistes français et turcs sur un répertoire musical et des sources littéraires et iconographiques inédites. Sur la scène, le théâtre d’ombres ottoman « Karagöz » rivalise de verve et de sarcasmes avec les farces de Molière représentées jadis au palais de France à Istanbul. Quelle meilleure illustration rêver de ce dialogue qui dure depuis la moitié d’un millénaire !
Nos remerciements vont naturellement d’abord à Jean-Jacques Aillagon, président du Domaine de Versailles, aux présidents de la Saison, Henri de Castries et Necati Utkan, aux ambassadeurs Bernard Emié, Tahsin Burcuoğlu etOsman Korutürk, aux mécènes, aux ministres de tutelle, notamment Ahmet Davutoğlu et Bernard Kouchner, Ertuğrul Günay et Frédéric Mitterrand, pour leur soutien tout au long de la Saison et pour leur engagement à nos côtés. Enfin, sans les équipes d’IKSV et de Culturesfrance, dont l’efficacité et la constance méritent d’être saluées, cette soirée exceptionnelle n’aurait pu être organisée.
Stanislas Pierret et Görgün Taner
Commissaires généraux

- Photos William Alix et Gautier Pallancher
- Soirée de clôture de la Saison de la Turquie en France, en présence du Premier ministre turc Monsieur Erdogan, le 6 avril 2010 à l’Opéra royal de Versailles.
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- # « Orientalismes », quelques images du concert d’Hüseyin Sermet | publié le 3 février
Recep Tayyip Erdogan : interview sur LeFigaro.fr
Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (photo ci-dessous), est actuellement en visite officielle en France. Il a assisté hier soir à la soirée de clôture de la Saison de la Turquie au Château de Versailles, et doit rencontrer Nicolas Sarkozy et François Fillon aujourd’hui. A cette occasion, Le Figaro publie une interview de M. Erdogan. Nous en reproduisons un extrait ci-dessous.

"J’attache une grande importance à cette visite", expose d’abord Recep Tayyip Erdogan. "Comme vous le savez, nous allons clore en France la Saison de la Turquie. Nos deux pays entretiennent des relations culturelles anciennes, visibles en Turquie notamment dans l’enseignement. À Istanbul, les lycées Galatasaray, Saint-Joseph, Saint-Benoît ou Notre-Dame-de-Sion en témoignent. Quant au système démocratique et laïque en Turquie, nous pouvons constater la forte influence de la France."
La suite de l’interview, plus politique, est à lire en suivant ce lien.
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- # Marie Antide, stambouliote chroniqueuse | publié le 5 janvier
La café turc au XXIe siècle
Alors que la Saison de la Turquie en France s’achève, "Turquie Express" continue de vous livrer une à une les clés de la culture de nos lointains voisins européens en essayant de les décliner dans ce siècle qui est désormais le leur. Et en (re)commençant par un ingrédient emblématique de leur art de vivre : le café.
Saviez-vous, par exemple, que le café a été importé en France par un ambassadeur ottoman au XVIIe siècle ? Sans aucun doute, vous le saviez car vous avez déjà suivi l’été dernier la palpitante Soliman saga. De même que vous saviez que le café se déguste en Turquie dans de délicieux de sociabilité nommés "Kahve Hane" ("la maison du café"), puisque l’architecte Han Tümertekin vous l’avez raconté à l’occasion du Café turc de juillet-août dernier aux Tuileries.
Le Café turc aux Tuileries from Can Özdemir on Vimeo.
Mais le café turc est désormais entré au XXIe siècle et aujourd’hui, il y a bien mieux que le cezve, petite casserole de fer blanc dans laquelle on prépare traditionnellement la précieuse boisson. En effet, l’heure est venue pour vous de mettre votre cafetière italienne au rencart, puisqu’il est désormais possible, pour les non-initiés, de faire son café turc à la machine. Un fabricant dont nous tairons la marque a en effet développé un prototype 8 fois breveté qui est désormais disponible en France. La vidéo promotionnelle étant également didactique sur l’histoire de ladite boisson, nous vous la proposons ci-dessous.
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